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Face à la multiplication des attaques contre l’École, existe-t-il un autre choix que la grève massive ?


En Grande Bretagne, les syndicats d'enseignants ont organisé un vote pour autoriser la grève dans les écoles britanniques. 90,5 pour cent des enseignants et 86,1 pour cent du personnel de soutien ont déclaré qu'ils étaient prêts à faire grève pour gagner des budgets suffisants pour les écoles, obtenir des augmentations de salaire supérieures à l'inflation, réduire la charge de travail et empêcher les licenciements.


En Espagne, dans l’enseignement public et l’université, dans plusieurs communautés autonomes d’Espagne, concernant les revendications sur les conditions de travail, le nombre d’élèves par classe, les salaires, la politique d’inclusion et la formation professionnelle : des manifestations très importantes ont eu lieu le 23 mai, et avec une grève massive, reconduite, notamment à Valence, avec le soutien des parents d’élèves et de la population.


N'ont-ils pas raison ?


Face à la multiplication des attaques contre l’École, existe-t-il un autre choix que la grève massive ?


Dans cet esprit, la FNEC FP-FO qui a tenu sa CEF (Commission Exécutive Fédérale), décide dans sa résolution :


"Tout en poursuivant les mobilisations dès maintenant pour les revendications (annulation des fermetures et création des postes nécessaires, revalorisation des salaires, refus de la militarisation de l’École et de la loi de programmation militaire …), la CEF décide d’organiser une campagne d’assemblées générales, de réunions avec les parents, de tournées syndicales pour préparer la grève et le blocage à la rentrée.

Elle invite tous les syndicats à ouvrir les discussions et faire prendre position dans toutes les écoles, secteurs, établissements, services. La FNEC FP-FO fera connaître toutes les prises de position, les décisions de se mettre en grève à la rentrée."


Contre l'inclusion systématique et forcée, la CEF prépare une

montée à Paris le 5 novembre :


"Les personnels et des parents d’élèves sont toujours confrontés au chaos provoqué par la logique de l’inclusion systématique et forcée, avec la mutualisation des moyens, la flexibilisation des personnels et le démantèlement de l’enseignement et des structures spécialisés et adaptés. Un nouveau projet de loi est en préparation pour accélérer la généralisation de l’externalisation des ESMS. Conformément au mandat du congrès, le SF est mandaté pour organiser « en lien avec la confédération, les unions départementales et les syndicats force ouvrière des secteurs du social, du médico-social et de la santé, une nouvelle initiative nationale, si possible dans l’action commune, par la grève, avec comme première étape une nouvelle manifestation nationale à Paris. » La CEF propose que la date de la montée à Paris soit fixée au lendemain du CNF, soit le jeudi 5 novembre 2026.


Après que l'Assemblée Nationale ait rejeté les PAS, au CSA ministériel, FNEC FP-FO, FSU, Cgt Educ’action, Sud Education, Snalc ont adopté un vœu commun, pour en demander l’abandon :

"Nos organisations exigent donc l’abandon définitif de ce dispositif et que cesse la captation de moyens enseignants pour ce dispositif."


La FNEC FP-FO n'est pas signataire de l'appel à la grève du 9 juin :  l’intersyndicale AESH " appelle à une nouvelle journée d’action AESH le 9 juin sur la base d’un texte contraire à nos mandats : pas un mot sur les PIAL et les PAS, revendication d'un " temps complet sur la base des missions réelles exercées " en lieu et place d'un temps plein pour 24h.


Retrouvez ici les derniers éléments de mobilisation dans les départements :

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