Faire la rentrée dans ces conditions ? C’EST NON !
Dernière mise à jour : 11 sept.
Les conditions de rentrée désastreuses sont la conséquence des restrictions budgétaires décidées par ce gouvernement qui sacrifie l’École publique et les services publics, tout en accordant 36 milliards d’euros supplémentaires au budget militaire.
(plus 36 milliards d’euros pour la loi de programmation militaire 2024-2030 et d’ores et déjà 6,4 milliards consacrés à la défense dans le projet de budget de l’État 2027)
Le ministre est incapable de garantir qu'en cette rentrée tous les élèves auront les enseignants auxquels ils ont droit sur tout le territoire. Il est incapable de garantir que toutes les payes seront versées aux agents suite à la cyberattaque. Communiqué FNEC FP-FO : " Cyberattaques et fuites de données : le ministre responsable du chaos ! "
Pour lui, la priorité est ailleurs...
Il fallait publier en urgence la loi sur l'interdiction des téléphones portables. Communiqué national concernant l’interdiction des portables au lycée : « Interdiction du téléphone portable au lycée, une nouvelle usine à gaz, de nouvelles contraintes… N’y a-t-il pas plus urgent à faire ? »
Il fallait publier dès cet été le décret réactionnaire permettant d'exclure un élève en raison du comportement d'un membre de sa famille Communiqué FNEC FP-FO : " Des moyens réels pour protéger les personnels, pas de répression contre les élèves ! "
Et maintenant, il faut préparer les cérémonies du 11 novembre dans les établissements, parce que l'Ecole doit "faire nation", référence implicite à la militarisation de l'école, qu'il évite d'aborder ouvertement compte-tenu de la résistance au bourrage de crâne. " Cérémonie du 11 novembre : Pas de propagande guerrière à l’École ! "
Face à la colère et en amont du budget 2027, il invoque le faux prétexte de la démographie pour annoncer un plan de suppressions et de fermetures qui serait gérée sur 5 ans par une "direction territoriale de l'éducation".
Rentrée après rentrée, il faudrait donc se résigner à travailler au sein d’une école de plus en plus dégradée, sans les personnels, sans les équipements nécessaires, incapable de garantir aux élèves leur droit égal d’accès à l’instruction ? Déjà, la pénurie est telle que les établissements n’ont plus les capacités d’accueil nécessaires et que des milliers d’élèves se trouvent sans affectation en seconde à la rentrée. Au terme de la phase principale d’admission de Parcoursup, le 11 juillet, près de 127 000 candidats restaient sans proposition d’affectation, soit 27 000 de plus qu’en 2025.
Comme l’indique notre communiqué de rentrée : « Salaires, suppressions de postes, conditions de travail chaotiques : les personnels ont toutes les raisons d’être en colère ! Ils sont fondés à se réunir et décider : « Pas de moyens, pas de rentrée ! »
Face à un gouvernement qui fait le choix du chaos, les personnels, les parents, les jeunes ont toutes les raisons d’être en colère et de rechercher les moyens d’empêcher la catastrophe. Avec la FNEC FP-FO, le SNFOLC considère qu’ils sont fondés à refuser de faire la rentrée dans ces conditions !
Vous cherchez des infos sur votre catégorie en cette rentrée ? Retrouvez sur le site national du SNFOLC tous nos guides catégoriels de rentrée :
L’affiche de rentrée Rendez-vous de carrière ;
Pour les contractuels le questions/réponses
Pour les stagiaires, la lettre n°1 et le document reclassement



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