Le 14 mars, manifestons contre le racisme , contre la guerre ! Echos des mobilisations
- Syndicat SNFOLC Oise
- 13 mars
- 3 min de lecture
Ces dernières semaines, malgré les vacances, la colère n’a cessé de grandir chez les personnels, mais aussi chez les parents, les lycéens, la colère et le refus du budget de guerre et d’austérité Macron-Lecornu-Faure avec ses 4 000 suppressions de postes à l’Éducation nationale et toutes leurs conséquences inacceptables sur les conditions de travail des personnels et d’accès à l’instruction pour les élèves.
Les initiatives se multiplient pour organiser le rapport de force, avec partout la même aspiration à bloquer la casse de l’École publique, à gagner l’annulation des suppressions de postes et la création des postes nécessaires.
Dans cette recherche, nombre de personnels, de syndicats départementaux font le lien entre la mobilisation contre les suppressions de postes, pour la défense de l’École publique et pour gagner sur les revendications et le refus de la marche à la guerre, de la militarisation de l’École et de la jeunesse, ainsi qu’avec la mobilisation contre le racisme, car « la guerre, tout comme le racisme, s’oppose frontalement à la satisfaction et à l’expression même des revendications ».
La FNEC FP-FO, en tant qu’organisation syndicale, est par définition viscéralement opposée à toute forme de racisme, de xénophobie, d’islamophobie, d’antisémitisme qui sont entretenus pour diviser les travailleurs et la population, actuellement confrontés aux mesures anti-sociales du gouvernement Macron-Lecornu qui s’attaquent à l’École publique, à la Santé, à la Sécurité sociale et plus largement à tous les droits des salariés.
Ce 10 mars en soirée, se réunissait le Comité national en défense de l’École publique.
Lles participants (enseignants, syndicalistes, parents…) ont adopté une déclaration, que vous trouverez en pièce jointe, appelant à « amplifier partout la mobilisation en :
• Élargissant les comités départementaux et le comité national
• Organisant des réunions de personnels et de parents d’élèves pour discuter et décider de la grève et du blocage
• En décidant des initiatives pour bloquer (grève, occupation d’école, « opération établissement désert », …) ».
Mercredi 11 mars s’est tenue l’intersyndicale fédérale réunissant, avec la FNEC FP-FO, la FSU, la CGT, l’UNSA, SUD et le SNALC.
La FNEC FP-FO a proposé aux autres organisations d’appeler en commun aux manifestations du 14 mars dans le cadre de la marche des solidarités contre le racisme, et concernant les mobilisations contre les suppressions de postes, s’est déclarée « favorable à la grève pour gagner l’annulation des suppressions de postes et la création des postes nécessaires, (…) à programmer une grève qui bloque, avec une formulation du type « à partir de… », avec des AG pour décider la reconduction » dans la semaine du 23 mars où seront annoncées les fermetures de classes dans le premier degré, pouvant être « un élément de colère ».
À ce stade, ces propositions n’ont pas été reprises par les autres fédérations.
Mais si les autres fédérations de l’intersyndicale préfèrent freiner l’organisation du rapport de force, dans les académies et les départements, la recherche de l’action efficace pour gagner sur les revendications continue !
Dans cette situation, le SNFOLC considère, avec la FNEC FP-FO, qu’il nous revient d’aider le mouvement en cours à s'étendre, s'amplifier, et à converger sur le terrain du blocage, de la grève.
À ce titre, nous prenons nos responsabilités, nous allons construire la mobilisation par en-bas : en appuyant toutes les grèves et initiatives pour imposer les revendications, en mettant en relation les établissements entre eux, en reliant les personnels avec les parents, en étant aux côtés des jeunes qui se mobilisent.

Commentaires