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Le 1er mai et le 4 mai, TOUS dans les rassemblements pour exiger : STOP à la guerre ! NON aux budgets de guerre ! De l’argent pour les salaires, pour l’École, pour l’Hôpital, pour les services publics

Dernière mise à jour : 3 mai



Mardi 21 avril, les organisations syndicales de l’Éducation nationale étaient invitées à participer à un atelier "prospectif" concernant la « Baisse démographique et l’anticipation des évolutions de l'offre scolaire. ».La FNEC FP-FO a décliné l’invitation. 

Vous trouverez en pièce jointe son courrier adressé au ministre :

« Monsieur le Ministre, notre fédération n’a pas décidé d’acter le budget d’austérité 2026. Elle ne participera pas non plus à cette opération qui vise à planifier les suppressions de postes, les fermetures d’écoles et d’établissements scolaires pour les prochaines années. ».


Au lendemain de cette réunion, le ministère a renvoyé un diaporama exposant ses prévisions démographiques (1 677 000 élèves en moins entre 2025 et 2035 – soit une baisse de 14,2 % - dont 933 000 dans le premier degré et 744 000 dans le second degré) accompagnées d’un communiqué annonçant une expérimentation dans 18 départements de 17 académies pour l’élaboration future de la carte scolaire.


Communiqué FNEC FP-FO : " Le ministre tente d’associer syndicats et élus locaux à la destruction de l'École publique : Non à l’expérimentation Geffray ! "


Selon ce document, « L'expérimentation repose sur un changement de méthode. À partir d'une projection démographique pluriannuelle, les acteurs de ces territoires travailleront ensemble leur carte scolaire (...) Nous inversons la logique en partant du terrain et des réalités démographiques et géographiques de chaque territoire, pour construire ensuite le futur schéma d'emploi local. ».

 

L'Aisne fait partie des 18 départements concernés (avec les Hautes-Alpes, le Cantal, la Charente, les Côtes-d'Armor, le Doubs, la Drôme, le Finistère, la Gironde, l'Indre, la Loire-Atlantique, la Manche, la Meurthe-et Moselle, le Pas-de-Calais, la Saône-et-Loire, les Yvelines, le Tarn-et-Garonne et la Martinique).

 

Le ministère souhaiterait donc désormais partir « du terrain et des réalités démographiques et géographiques de chaque territoire » ? Mais alors, pourquoi ne donne-t-il pas satisfaction aux revendications des personnels, des parents et des lycéens qui se mobilisent depuis la fin du mois de janvier contre les 4 000 suppressions de postes et pour obtenir les postes, les heures et les classes dont ils ont besoin ?

 

Parce que, pour le gouvernement Macron-Lecornu, la priorité ne va pas à l’École publique, pas plus qu’elle ne va à l’Hôpital et aux services publics indispensables à la population. La priorité c’est de mettre le pays au diapason de la marche à la guerre au plan mondial, et de le préparer à « accepter de perdre ses enfants ».

 

Les Échos du mardi 28 avril titraient « La course à l’armement s’accélère », et consacraient un double page au dernier rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (le Sipri) qui indique que les dépenses d’armement dans le monde ont atteint près de 2 900 milliards de dollars en 2025 (2 887 milliards exactement).

 

La loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 prévoit une rallonge de 36 milliards d’euros pour les dépenses d’armement qui porte l’objectif de ces dernières à 76,3 milliards en 2030 contre 57,1 en 2026… Pour couronner le tout, cette actualisation s’accompagne de mesures visant à développer la militarisation de la société : création d’un nouveau régime d’exception avec « l’état d’alerte de sécurité nationale », transformation de la journée défense et citoyenneté en « journée de mobilisation », en lien avec le nouveau service militaire de Macron… (voir à ce sujet en pièce jointe à ce message l’analyse du projet d’actualisation de la LPM proposée par la FNEC FP-FO )

 

Le comité d’alerte des finances publiques du ministère des finances réuni le 21 avril a annoncé de nouvelles coupes dans les dépenses publiques avec le « surgel » de 6 milliards de crédits dont 4 milliards à l’Etat et 2 milliards à la Sécurité sociale, afin de réduire le déficit lié à la guerre au Moyen Orient (voir à ce sujet en pièce jointe le communiqué FGF du 24 avril – « Le comité d’alerte des finances publiques prépare un nouveau tour de vis budgétaire ! »).

 

C’est dans ce contexte que s’est réuni le congrès confédéral FO du 20 au 24 avril 2026 à Dijon.

 

Comme vous pourrez le lire dans la résolution générale en pièce jointe, la cgt-FO condamne « (les) guerres et (les) massacres qui sévissent dans le monde et réaffirme son soutien et sa solidarité aux travailleurs et à leurs syndicats », refuse « l’augmentation sans fin des dépenses militaires au détriment du service public, et incompatible avec la satisfaction des revendications », exige « le cessez-le-feu partout dans le monde, en particulier en Ukraine, en Iran, au Liban, ainsi que l’arrêt des massacres en Palestine », et « appelle ses syndicats à prendre les initiatives nécessaires pour empêcher la guerre ».

 

En lien avec ces positions contre la guerre, la Confédération réaffirme, concernant la défense de l’École publique« son attachement à l’école laïque et républicaine, fondée sur la transmission des connaissances et exige l’annulation des fermetures de classes et d’établissements scolaires, des suppressions de postes imposés par les budgets d’austérité, la création des postes statutaires nécessaires de toutes catégories, ainsi que l’abrogation de toutes les contre réformes remettant en cause la laïcité, conduisant à la territorialisation et à l’aggravation des inégalités ». Puis elle « demande le retrait de toutes les mesures visant à militariser l’école et à embrigader la jeunesse. ».

 


Dans ces conditions, le SNFOLC continuera, avec la FNEC FP-FO à être aux côtés des collègues, des parents, et de la jeunesse pour dire non à cette politique d’austérité dont le but est de réduire le budget de l’école afin d’augmenter sans fin celui de la défense comme financer immédiatement la plateforme France Munitions à plus de 8,5 milliards d’euros.

 

Nous continuerons à être aux côtés de tous ceux qui refusent cette marche à la guerre et notamment de la jeunesse qui n’accepte pas la militarisation de l’École et refuse le tri de Parcoursup.

 

Sur cette base, le SNFOLC appelle à se joindre le plus nombreux possible aux rassemblements qui seront organisés le 1er mai pour dire :

 

STOP à la guerre !

Blocage des prix des carburants, augmentation des salaires !

De l’argent pour l’école, l’hôpital, les services publics, pas pour les rafales et la guerre !

 Toutes et tous à la manifestation

départementale intersyndicale

de l'Oise :


Vendredi 1er Mai 2026

10h Cours Guynemer

COMPIEGNE

De même, le SNFOLC appelle à participer aux rassemblements qui seront organisés, en lien avec les unions départementales, le lundi 4 mai, partout en France, contre le projet d’actualisation de la LPM 2024-2030, et pour exiger :

 

Retrait des budgets de guerre !

NON à la nouvelle loi de programmation militaire !

NON à l’enrôlement de la jeunesse !

Cessez-le-feu au Liban, en Iran, en Ukraine ! Arrêt du génocide en Palestine !

 

Le SNFOLC sera présent, avec la FNEC FP-FO, devant l’Assemblée nationale le 4 mai à 14h00.



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