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Militarisation - combat conte la guerre - Meeting


L’offensive militaire déclenchée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, menaçant d’embraser toute le Proche Orient, marque une nouvelle accélération de la marche à la guerre au plan mondial.

Le président américain Trump a annoncé une campagne militaire d’une durée indéterminée : « Nous n’avons même pas commencé à les frapper durement. La grande vague n’a même pas encore eu lieu. La grosse attaque arrive bientôt ». Au même moment, les civils libanais meurent par centaines sous les bombardements de l’armée israélienne.


Dans ce contexte, le président Macron, aligné sur l’administration Trump, choisit une fois de plus la surenchère.


Ainsi, lors de son déplacement sur la base navale de l’île Longue, dans le Finistère, le 2 mars, a-t-il annoncé la mise en place d’une nouvelle doctrine nucléaire, la « dissuasion avancée », consistant à augmenter le nombre d’ogives nucléaires de l’arsenal français, à construire de nouveaux sous-marins stratégiques, et à conclure des alliances avec plusieurs pays européens (l’Allemagne, le Royaume-Uni, etc.) en vue d’un déploiement continental en cas de conflit avec d’autres puissances comme la Russie.


Autrement dit, les milliards vont continuer à couler à flot pour l’armement alors que les hôpitaux, l’École, les services publics répondant aux besoins vitaux de la population vont continuer à manquer de tout !


Face à une telle situation faisant peser les plus graves menaces sur l’ensemble des peuples et des travailleurs, les déclarations se multiplient dans le monde entier, de la part d’organisations du mouvement ouvrier, parmi lesquelles plusieurs syndicats britanniques comme UNISON (services publics, 1,4 millions de membres), NEU (enseignement), Unite (transports), la CWU (communications), la Fédération belge FGTB (1,5 millions d’adhérents de plusieurs secteurs), la Fédération sud-africaine des syndicats (SAFTU), ou encore l’Internationale de l’Éducation (regroupant 375 organisations de 180 pays représentant 33 millions de personnels de l’Éducation), pour condamner cette nouvelle guerre contre l’Iran et exiger le cessez-le-feu.


En France également des syndicats, des unions départementales (FO, CGT…), prennent position contre la guerre.


Depuis le 28 février, des rassemblements et manifestations ont lieu dans de nombreuses villes américaines comme Boston, Chicago, Los Angeles, New York, Washington, ou encore Boise, dans l’Idaho, où les manifestants ont réclamé « De l’argent pour l’emploi et l’Éducation, pas pour la guerre et l’occupation ! ». Des rassemblements ont également eu lieu ou sont appelés au Royaume-Uni, en Grèce, au Liban, en Irak, en France…

En Allemagne, ce jeudi 5 mars, les lycéens sont en grève contre la conscription, avec le soutien du syndicat GEW de Berlin et de comités de parents. Leur mot d’ordre : Non à la conscription. Non à tous les services militaires forcés. De l’argent pour l'éducation pas pour le réarmement ! La FNEC leur a adressé un message de soutien (en PJ).


Ces événements ne peuvent que confirmer l’urgence à regrouper toutes les forces prêtes à agir concrètement pour arrêter l’engrenage infernal de la guerre au plan mondial.


Ils mettent à l’ordre du jour la préparation à tous les niveaux du meeting international contre la guerre qui se tiendra le 20 juin à Londres sur les mots d’ordre « NON au réarmement, NON à la conscription, OUI aux services de santé, d’éducation et aux services publics disposant de tous les moyens nécessaires, à des emplois utiles et à des salaires plus élevés ».


Afin de préparer cette échéance, des meetings auront lieu en France, à Nantes (1er avril), à Lyon (2 avril) et à Paris (3 avril), à l’occasion de la venue de John Rees (cofondateur de Stop The War) et d’Alex Gordon (ancien responsable du syndicat RMT).


Le SNFOLC de l'Oise invite ses adhérents et sympathisants à continuer à de proposer à leurs collègues de prendre position contre la guerre, contre les dispositifs gouvernementaux visant à militariser l’École et embrigader la jeunesse (guide « acculturer les jeunes à la défense », classes défense et sécurité globale, rallyes citoyens…), et pour empêcher l’entrée de l’armée au sein de l’École.


Le SNFOLC de l'Oise invite à participer à toutes les initiatives contre la guerre : manifestations à l'occasion du 8 mars, contre la guerre, manifestations le 14 mars contre la guerre, et à prendre contact avec nous pour participer au meeting du 3 avril contre la guerre à Paris.







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